Voici ma première pièce en Météor Cuivre.

Pour la cuisson, j'ai tout d'abord suivi le schéma classique (tout dans le charbon, même en phase 1).
Je n'ai donc pas suivi les recommandations de Jérémie Ketels, le créateur des pâtes de bronze et de cuivre Météor.
Et mes pièces sont sorties en poudre. Pas cuit 
J'ai donc contacté, Jérémie, qui m'a m'expliqué en détail comment s'effectue le frittage des pâtes de métal de base (bronze et cuivre). J'ai recommencé ma pièce... et la cuisson a été une réussite!
Les explications qui suivent sont un "copié-collé" des explications de Jérémie (pourquoi réécrire ce qui est parfaitement expliqué)
(Pour rappel, voici la définition du frittage d'après Wikipédia : "Le frittage est un procédé de fabrication de pièces consistant à chauffer une poudre sans la mener jusqu’à la fusion. Sous l'effet de la chaleur, les grains se soudent entre eux, ce qui forme la cohésion de la pièce.")
"Le cahier des charges du frittage des pâtes de métal est toujours le même et ne changera jamais :
1) brûler le liant
2) fritter les particules
Le point d'ignition est la température à partir de laquelle la matière se met à brûler (se vaporiser) par réaction avec l'oxygène. Les liants utilisés dans les pâtes de métal ont un point d'auto-ignition situé entre 320 et 370°C.
La vaporisation des matières est très lente si on reste à la température d'auto-ignition.
Il est donc judicieux d'accélérer le processus en augmentant la température.
Pour cette raison, une température de 550°C est un bon choix.
Cependant, à cette température, le liant et le charbon brûlent en même temps et sont très réactifs avec l'oxygène. La compétition va durer jusqu'à la fin de la cuisson, et même après, lors de la phase de refroidissement, tant que la température n'a pas chuté à 350°C.
L'introduction de charbon de bois ou de charbon actif lors de la phase de montée en température, avant le 550°C est donc une erreur.
Dans ces conditions, si la cuisson dure plusieurs heures de 300 à 800°C, une partie du liant peut brûler, voire la totalité, mais cela met en péril la solidité de l'objet. Le liant qui subsiste empêche le frittage et va, en se vaporisant, créer des gaz qui vont exercer une poussée sur la croûte fusionnée de l'objet, créant ainsi des fissures voire des bulles si le métal est très proche de son point de fusion.
Il faut donc brûler le liant dans une atmosphère bien oxygénée.
A 550°C, l'oxydation du cuivre est modérée. De plus, à ce moment, le liant consomme une partie de l'oxygène, minimisant la dégradation du cuivre et de ses alliages.
Lors de la phase de brûlage du liant, du sable peut être utilisé pour caler les objets dans un conteneur en inox ou en céramique réfractaire.
En effet, le sable ne réagit pas avec l'oxygène et son point de fusion n'est pas un obstacle puisqu'il est de 1730°C.
En plus du calage, le sable permet de protéger les pièces à cuire des chocs liés à l'introduction de charbon après 550°C.
En effet, à ce stade, l'objet est d'une grande fragilité car le liant a été intégralement vaporisé et les particules métalliques n'adhèrent presque plus entre elles."
Voici donc la cuisson type conseillée par Jérémie Ketels :
Phase 1 :
Dans un conteneur résistant à la chaleur, déposer 5 mm de sable.
Poser les pièces parfaitement sèches sur le sable et les recouvrir de 5 mm de sable.
Poser le conteneur dans le four froid. Monter à la vitesse de 100 °C par heure à 200 °C puis rapidement jusqu'à 600 °C. Faire un palier de 30 min. Laisser refroidir.
Phase 2 :
Recouvrir le sable de charbon de bois broyé ou de charbon actif jusqu'en haut du récipient. Mettre un couvercle si possible.
Monter à pleine vitesse jusqu'à 800 °C (pour la Météor Bronze) ou 900 °C (pour la Météor Cuivre). Faire un palier de 2 heures. Laisser refroidir.

